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12 mai 2016 – Résidence d’artiste – Anita Berber

ANITA BERBER

 
ESPACE CERCLE CARRÉ est fier de présenter Anita Berber, courte pièce tirée de la résidence-création de l’artiste Jacqueline Van de Geer.

Imaginez: vous êtes dans un cabaret clandestin avec Anita Berber, une danseuse du Berlin des années 1920, le Berlin décadent d’avant le nazisme et la guerre. Anita parle et séduit avec ses danses folles, partage ses souvenirs, exagère, vous emmène dans une période excessive et décadente en chantant des chansons dada. Et le public peut s’amuser, rêver, danser. Il n’y a pas de tabous avec Anita Berber.

 

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Qui est Anita Berber?

Anita Berber fascine encore aujourd’hui, plus de cent ans après sa mort. Née en 1899, elle incarne la femme libérée de l’Allemagne d’entre deux guerres. Dès son jeune âge, la jeune femme se produit dans les cabarets de Berlin. Provocante, elle est l’une des premières danseuses à utiliser sa pleine nudité dans ses spectacles.

Anita développe une dépendance aux drogues, particulièrement l’opium et la cocaïne. On raconte qu’à Berlin, il n’est pas rare de l’apercevoir le nez recouvert de poudre… Utilisant sans gêne sa sexualité, Anita poursuit une quête absolue de plaisir. Bisexuelle assumée, Anita se prostitue à quelques occasions à ses débuts dans les cabarets. Elle vit sans limites, dans une société pourtant rigide, patriarcale et rongée par la crise économique causée par la Première Guerre mondiale.

Flamboyante, les cheveux rouges, elle danse en pantalons lorsqu’elle n’est pas nue, ce qui est peu commun à cette époque. En parallèle de ses succès comme danseuse, Anita Berber fait quelques apparitions au cinéma, notamment dans des films du réalisateur Richard Oswald.

Trois fois mariée, Anita épouse en 1919 un riche héritier, Eberhard Von Nathusius. Elle le quittera pour vivre une histoire passionnelle avec une femme, Susi Wanowsky. En 1923, Anita convole ensuite avec son partenaire de scène, Sebastian Droste. Leur union fera scandale et leur vie de débauche les fera bannir d’une partie de l’Europe et se terminera avec le départ de Sebastien pour New York.

Et puis soudain, en 1928, Anita quitte notre monde. Elle laisse en héritage une vie où le désir de liberté est absolu, vital, entrant au panthéon des icônes de son époque.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Jacqueline Van de Geer

Née aux Pays-Bas, Jacqueline Van de Geer habite actuellement à Montréal. Formée initialement au mime et au jeu, elle expérimente le clown, la performance, le jeu, le mouvement, le butoh, le bouffon, en Europe puis à Montréal au Studio 303.

Performeuse hors pair, elle met en scène la société souvent froide et stérile, mais se concentre sur l’émotion qui s’y cache et la fait ressortir toujours avec humour et parfois un peu de sarcasme. Désireuse de partage, elle intègre le public dans ses créations loufoques et décalées… Et Jacqueline étant irrésistible, le public en redemande! En 25 ans, elle a performé aux Pays-Bas, en Allemagne, en Belgique, en France, en Écosse, en République tchèque et au Canada. À Montréal, elle gravite sur toutes les scènes underground possibles et imaginables, allant jusqu’à se produire chez elle.

Elle fait la première de son spectacle La Somnambule, inspiré du mouvement Dada à Phénomena 2012. Et si vous voulez lui faire plaisir, elle adore les chats, le chocolat noir et les hommes courtois… à bon entendeur, salut!

Date: mars 10, 2016