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28-29-30 septembre 2016 – Soledad au hasard

SOLEDAD AU HASARD

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Les 28, 29 et 30 septembre 2016, ESPACE CERCLE CARRÉ accueille Soledad au hasard, un conte théâtral de Julie Vincent. Les artistes de la compagnie Singulier Pluriel repartiront ensuite vers l’Argentine, où Soledad o el azar  (titre espagnol) sera présentée le 5 octobre en spectacle d’ouverture du huitième Festival international Enfance et Jeunesse de Córdoba en Argentine qui se déroulera du 5 au 9 octobre.

La pièce dans sa version bilingue française et espagnole avait été présentée en août 2015 au Festival international de Formosa en Argentine. En mars 2015, elle avait également été présentée à Buenos Aires, à Asunción au Paraguay et à Montevideo en Uruguay. Rappelons que Soledad o el azar était finaliste du prix Gratien-Gélinas en 2014.

Description

Soledad au hasard est l’histoire de deux destins croisés. L’histoire d’une amitié entre deux femmes qui ont Montréal et Buenos Aires en commun. L’une a fui l’oppression, l’autre en porte les marques pour toujours. Julie Vincent explore une rencontre entre deux femmes qui sont à la recherche de leur identité profonde, se battant contre les démons qui les pourchassent. Le hasard de leur rencontre est le premier jalon d’une paix à laquelle elles aspirent.

Annabelle, une photographe québécoise, avait été grièvement blessée au moment du soulèvement populaire à Buenos Aires en 2001. Dix ans plus tard, Soledad, une jeune Argentine, débarque au Québec pour mener un projet d’étude à l’Université du Québec à Montréal. Elle trouve difficile de s’adapter à son nouvel environnement. Un hasard de la vie provoquera la rencontre plus qu’improbable entre ces deux femmes qui, pour des raisons différentes, fréquentent la place Émilie-Gamelin.

Avec leur compagnie Singulier Pluriel, Julie Vincent et Ximena Ferrer créent des spectacles qui parlent de mondialisation, d’immigration et de l’isolement que cela engendre. Comédienne et dramaturge, Julie Vincent a entre autres écrit Noir de mondeLa robe de mariée de Gisèle Schmidt et Le Portier de la Gare Windsor.

* Les spectacles « Générales devant public » sont présentés en français et en espagnol avant la tournée à Buenos Aires. Rencontre avec les artistes après chaque représentation.

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TEXTE ET MISE EN SCÈNE Julie Vincent
ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE Vanessa Dubé
AVEC Liliane Boucher et Julie Vincent
DÉCOR Stéphanie Champagne 
COSTUMES
 Geneviève Lizotte 
ÉCLAIRAGES
 André Rioux 
MUSIQUE 
Michel Smith
CONSEILLÈRE DRAMATURGIQUE
 Blanca Herrera 
PHOTOGRAPHIE
 François-Régis Fournier 
MONTAGE
 Vanessa Dubé  
COORDINATION NORD SUD
 Stéphanie Champagne

Durée de la pièce: 1 h 5 sans entracte
Prix d’entrée: contribution volontaire

Extraits vidéo
(1 min.)  https://www.youtube.com/watch?v=AAJ8TPTx-Ig
(5 min.)   https://www.youtube.com/watch?v=gr8SWretmZY

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Processus de création

La solide collaboration de la conseillère dramaturgique argentine Blanca Herrera soutient la vision de l’œuvre et embrasse son universalité. Elle apporte l’expertise de l’oralité contée qu’elle enseigne à l’école de conte Casa de Letras à Buenos Aires.

Cette création théâtrale utilise des photos pour donner au spectateur un niveau supplémentaire de compréhension ainsi que la vidéo pour allier l’image et la narration.  La musique, tout comme les supports visuels, n’est jamais illustratrice. La composition des morceaux, l’exploration et la mémorisation des rythmes ainsi que l’emplacement de la musique en direct sont des étapes importantes de la conception.

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Extrait

ANNABELLE: Francophone de Montréal, c’est à mourir de rire, pas vrai? J’habite le seul pays d’Amérique qui est encore à genoux devant la reine d’Angleterre. C’est fort ça, non? On n’en a pas eu chez nous de libertador. Comprends-tu? De libérateur de people, on n’en a pas eu. Ça fait que dans ma ville, il y a pas comme à Buenos Aires, à chaque coin de rue, un gros macho armé le cul effouerré sur un cheval de bronze. Ben non, il y en a juste pas. Il y a une Croix sur le Mont-Royal, et sur nos billets de banque, le portrait de la reine d’Angleterre.

Revue de presse

Julie Vincent a écrit, mis en scène et joue avec peu de moyens cette ode à l’oralité, aux amitiés improbables et à la mémoire. Son projet se déploie comme si  »se raconter » sauvait des vies et donnait à celles-ci une direction, un but, une impulsion salvatrice. Comme si les histoires vécues qu’on offre à une autre personne rencontrée au hasard contenaient une substance essentielle à la suite du monde. Orchestrer une rencontre théâtrale entre deux solitudes sociales aurait pu facilement tomber dans la moralisation, le simplisme, voire l’exotisme. Il n’en est rien dans Soledad au hasard. C’est avec beaucoup d’humanité et une juste part de nuances que nous est livrée l’histoire de Soledad (excellente Liliane Boucher) et d’Annabelle, jouée par Julie Vincent.

Josiane Desloges, Le Soleil

En projetant une Argentine à la fois sublimée et incarnée, Soledad au hasard incite le Québécois à percevoir l’Amérique du Sud autrement, mais aussi à refuser de sombrer dans le marasme et à retrouver une parole, sa parole.

Lucie Renaud, JEU revue de théâtre

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Date: juin 23, 2016